vendredi 6 octobre 2017

Klara Kristalova, Camouflage à la galerie Perrotin

Vues de l’exposition Klara Kristalova à la galerie Perrotin Paris
Derniers jours pour plonger dans l’univers onirique de Klara Kristalova à la galerie Perrotin mêlant sculptures en grès émaillé, végétaux et dessins à l’encre. L’exposition Camouflage s’achèvera samedi 7 octobre.





Vues de l’exposition Klara Kristalova à la galerie Perrotin Paris
Photographies Alice Bénusiglio

mardi 25 juillet 2017

samedi 10 juin 2017

Mon esperluette pour la fonderie Velvetyne et la maison d’édition –zeug


Esperluette dessinée par Alice Benusiglio en hommage à Alais de Beaulieu

L’esperluette ou esperluète (nom féminin), également appelée perluette, perluète ou « et » commercial, désigne le logogramme &. Elle résulte de la ligature des lettres de la conjonction de coordination « et » et possède la même signification. (cf.wikipédia)
Voici mon esperluette suite à l’appel à contribution mondial lancé par la fonderie Velvetyne et la maison d’édition -zeug. La collection est visible sur Velvetyne's Worldwide ampersand call et réunit 450 esperluettes, 288 d’entre elles feront l’objet d’une publication aux éditions -zeug, en compagnon de l’ouvrage Évolutions formelles de l’esperluette de Jan Tschichold (septembre 2017). Cette collection sera également publiée sous forme de typographie libre chez VTF. Ce projet créatif et ludique, ouvert aux amateurs et aux professionnels met en lumière la grande diversité de formes que l’on peut créer à partir d’un signe.
En travaillant sur les écritures du XVIIe siècle, je me suis intéressée à l’écriture bâtarde qui incarne l’âge d’or de la calligraphie française. Cette écriture est admirablement écrite et décrite par Alais de Beaulieu dans l’Art d’écrire. Mon esperluette reprend la forme typique de « l’Alfabet Bâtard » de Jean-Baptiste Alais de Beaulieu de 1680.

http://www.zeug.fr/info/
http://velvetyne.fr/
http://alicebenusiglio.com/

lundi 1 mai 2017

London Now by Tim Walker dans le magazine I-D


Retour en images sur le somptueux magazine londonien I-D du mois d’avril 2017 avec comme special guest le photographe Tim Walker à l’univers onirique unique. Ce numéro très créatif réunit tous les meilleurs talents du moments, rédacteurs, créateurs, photographes, designers, stylistes, maquilleurs, coiffeurs, DJ, artistes, modèles. Le mot d’ordre de ce “creativity issue” : “Stay weird, Stay different” avec un style typiquement londonien, profondément cosmopolite et excentrique. Pari réussi pour ce magazine à la direction artistique très libre, présentant des séries modes hétéroclites particulièrement originales. Le chapitre “Stay different” démarre par une magnifique série signée Grace Coddington présentant les vêtements de John Galliano pour la Maison Margiela. Le chapitre “To create” démarre avec un portrait de l’artiste designer James Merry suivi d’une somptueuse série mode incarnée par Tilda Swinton portant des vêtements signés Studio FBG et des coiffes signée Spencer Horne. Le magazine s’achève avec une interview d’une icône de la mode japonaise, Rei Kawakubo, créatrice de la marque Comme des Garçons.











interview filmée de Tim Walker : https://i-d.vice.com/en_gb/video/i-cons-tim-walker?utm_source=idfbus

lundi 3 avril 2017

Georg Baselitz, Descente à la Galerie Thaddaeus Ropac



Vues de l’exposition Descente de Georg Baselitz à la Galerie Thaddaeus Ropac de Pantin
Communiqué de la galerie :

La Galerie Thaddaeus Ropac présente dans son espace de Pantin un ensemble de nouvelles peintures et d'œuvres graphiques de l’artiste allemand Georg Baselitz, réunies sous le titre Descente. Dans les quatre nefs de la galerie, l’artiste présente des réinterprétations d’un tableau iconique de Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier (1912), des portraits presque abstraits du peintre originaire de Dresde Ferdinand von Rayski, des références à un tableau d’Otto Dix Die Eltern des Künstlers [Les parents de l’artiste] (1924), des portraits sensibles et sans concession de sa femme Elke, ainsi que des travaux qui renvoient à Die Grossen Freunde [Les Grands amis], l'un de ses tableaux majeurs de 1965. Dans l’espace de la galerie ces œuvres se font écho et ouvrent sur cet univers plastique intime et très personnel devenu caractéristique du travail de Baselitz au cours des dernières années. A propos de ces motifs autoréférentiels, Baselitz disait récemment : « Le champ thématique de mon travail s’est fortement réduit au cours des dernières années. L’important est que je me suis de plus en plus isolé dans ma peinture. Je me suis de plus en plus replongé en moi-même pour en tirer tout ce que je fais. Je vis avec d’anciens catalogues, avec de vieilles photos et ne fais rien d’autre. Je peins entre moi et moi-même et sur nous deux. Voilà. Et de temps en temps, quelqu’un comme Otto Dix, que j’estime beaucoup, vient se joindre à nous. » Un ouvrage, avec un texte de Florian Illies, est publié à l’occasion de l’exposition.

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2017/04/12/03015-20170412ARTFIG00157-baselitz-reinterprete-le-motif-final-avec-une-maestria-stupefiante.php

samedi 18 mars 2017

Aya Takano, The Jelly Civilization Chronicle

Aya Takano, Guardian of the World in Two Hundred Years, 2017
©Aya Takano/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved. Courtesy Galerie Perrotin Paris
La galerie Perrotin présente les peintures oniriques et étranges d’Aya Takano à travers l’exposition The Jelly Civilization Chronicle. Entre rêve et chaos, l’artiste représente un univers complexe et tourmenté. De la destruction liée au tsunami, émerge la renaissance foisonnante d’un monde meilleur respectueux de la nature et de la vie.

Extraits du communiqué :
Peintre, dessinatrice, auteure de science-fiction et de manga, Aya Takano fait partie de Kaikai Kiki, le studio de production artistique créé en 2001 par Takashi Murakami. Inspirée par tous les arts, des estampes érotiques de la période Edo à l’impressionnisme, d’Ozamu Tezuka à Gustav Klimt, l’artiste a construit un univers qui lui est propre. Un univers fait d’une infinité de mondes, comme autant de moyens de s’échapper de la réalité, de la gravité et de ses contraintes, pour atteindre une certaine forme de transcendance envisagée dès le plus jeune âge :
« Lorsque j’étais enfant, je rêvassais tout le temps, je vivais dans mon imagination, grâce à la lecture des livres et des mangas. Je détestais le design de la plupart des machines et des immeubles ; je les déteste encore aujourd’hui… J’aspirais à la liberté de l’esprit, et en ce sens, j’étais très différente des autres. J’aimerais être comme cela aujourd’hui, mais je n’en suis plus capable… »
L’exposition The Jelly Civilization Chronicle présente une sélection de 26 peintures et plusieurs dessins sur celluloïd, œuvres préparatoires à un manga de 186 pages.

Aya Takano, Encounter, 2017
Le manga met en scène les aventures de Naki et Minaka dans un voyage allant de la “Machine Civilization” à la “Jelly Civilization”. Dans un aller-retour entre les époques et les espaces, les deux personnages se retrouvent dans le ciel jusqu’aux confins de l’univers, au fil de lieux inexplorés ou de planètes aux pouvoirs magiques inconnus... Habillés d’abord de l’emblématique uniforme de lycée, ils sont parfois nus, revêtent tour à tour des kimonos traditionnels ou des habits oniriques faits d’une mystérieuse gelée, organisme vivant qui se nourrit d’eau et d’oxygène. Entourés de créatures étonnantes, ils sont accompagnés de leurs ancêtres, représentés sous la forme d’animaux, apprennent les informations des astres, côtoient une reine au masque de hibou et des êtres à la peau tatouée d’étoiles.
Sur les ruines d’un réacteur nucléaire, après de multiples épreuves et métamorphoses, les héros retrouvent la société de paix qui était la leur, la “Jelly Civilization”, où se combinent la tradition, le souvenir et l’éternité: « La mémoire de tous ceux qui portent de la “gelée”, la mémoire de toute la “gelée”, la mémoire de ce qui est en train de se passer, et de ce qui pourrait se passer… » Ainsi naît le fruit d’une imagination qui se nourrit d’elle-même, pleine de toutes les possibilités de l’illusion, tel un lieu idéal, aux frontières du rêve et du désir : « cet endroit est omniprésent, explique Aya Takano. Il est en nous et partout ailleurs. » The Jelly Civilization Chronicle fut un vrai défi pour l’artiste, qui eut à cœur d’y exprimer l’histoire récente du Japon, comme d’y cristalliser pour la première fois ses angoisses et ses obsessions: un an de travail fut nécessaire pour élaborer cette œuvre inédite et ambitieuse, présentée pour la première fois à Paris, à la Galerie Perrotin.

Aya Takano, The Galaxy Inside, 2015
Aya Takano, A City of Jelly and Hatafutame, 2017
Aya Takano, The Adventure Inside, 2017
Discussion avec Aya Takano en 2009 (deux ans avant l’accident de Fukushima):

Malgré le chaos et l’adversité dans vos œuvres, il y a toujours la vie qui grouille, surgissant quoiqu’il arrive, avec des survivants, des animaux…
L’homme va peut-être périr, cela arrivera peut-être un jour. Mais je crois en la force de la nature et de la vie qui resurgira plus tard.

N’est-ce pas aussi le propos de cette exposition Toward Eternity ?
Je ne sais pas si cela a un lien. Mais c’est vrai que je cherche toujours l’éternité, la renaissance, le renouvellement dans mon travail.

http://aliceaupaysdesarts.blogspot.fr/2009/12/aya-takano-from-here-to-eternity.html
http://aliceaupaysdesarts.blogspot.fr/2012/07/aya-takano-to-lose-is-to-gain.html

mercredi 15 mars 2017

Le Horla de Guy de Maupassant avec Florent Aumaître

Florent Aumaître, Le Horla, Théâtre Michel
Je recommande à tous le Horla interprété magistralement par Florent Aumaître au théâtre Michel. La puissance du texte de Maupassant est mise en valeur par une mise en scène dépouillée et précise de Slimane Kacioui. Seul en scène, Florent Aumaître emmène le spectateur dans ses tribulations intérieures sombrant peu à peu dans la folie à travers un jeu d’acteur ciselé. Un mélange saisissant de réflexions et d’hallucinations parfois drôles parfois effrayantes.
Le Horla est une nouvelle fantastique de Guy de Maupassant écrite en 1887. Le texte se présente sous la forme d’un journal qui laisse craindre que son propriétaire n’ait sombré dans la folie. Maupassant a renouvelé le thème du double, présent dans la littérature fantastique depuis Hoffmann, en se servant des dernières réflexions scientifiques et médicales à la mode, notamment l’hypnose et les travaux sur l’hystérie de Charcot dont il suivait les séances à la Salpêtrière.
Peu avant la publication du Horla, Maupassant écrivit : « J’ai envoyé aujourd’hui à Paris le manuscrit du Horla ; avant huit jours, vous verrez que tous les journaux publieront que je suis fou. [...] C’est une œuvre d’imagination qui frappera le lecteur et lui fera passer plus d’un frisson dans le dos car c’est étrange. »
À voir absolument !
extrait à découvrir :
https://www.youtube.com/watch?v=9mnYa5Zmlpw&feature=youtu.be
http://www.theatre-michel.fr/Spectacles/le-horla/
http://www.lehorla.com/